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Fév
12
2017

La piroplasmose chez le chien (babésiose canine)

La piroplasmose chez le chien (babésiose canine)

Présente sur une grande partie du territoire, la piroplasmose canine, connue également sous le nom de babésiose canine, est une maladie parasitaire intra-érythocytaire.

Provoquée par la morsure d’une tique (elle-même infectée), l’infection s’attaque au globules rouges (hérythrocites, hématies) par effet de lyse, c’est à dire qu’elle provoque la désintégration de la membrane cellulaire. Ce qui permet aux babésies de se redéployer dans des globules rouges sains et de s’étendre petit à petit à l’ensemble de l’organisme.

La piroplasmose n’est pas une maladie anodine et nécessite une prise en charge urgente ! Elle provoque régulièrement des troubles rénaux, pulmonaires ou hépatiques et peut entrainer rapidement la mort.

La maladie étant liée aux populations de tiques, elle est plus fréquente au printemps et à l’automne. Mais réchauffement climatique oblige, il est possible de la rencontrer à tout moment. Notre pauvre border qui était vacciné l’a contractée en ville et en plein hiver.

Symptômes de la piroplasmose chez le chien

L’incubation est de l’ordre de quelques jours, entre 2 et 7 jours (voire plusieurs semaines dans certains cas). Attention : Les chiens vaccinés ne sont pas totalement à l’abri !

La caractéristique principale est une forte fièvre : 40-41°c. Il peut être facile de la vérifier à la maison, un thermomètre rectal fera très bien l’affaire. Normalement votre chien vous paraitra chaud au toucher. Les muqueuses de la bouche peuvent être assez claires, signe d’anémie.

D’un seul coup le chien est abattu, apathique, il ne s’alimente plus, ne joue plus, présente des douleurs, etc.

S’il urine de façon inhabituelle et que cette urine est colorée d’un marron ou d’un orange foncé, c’est que les reins sont probablement atteints ne tardez plus !

Diagnostic

Seul le vétérinaire pourra diagnostiquer la piroplasmose car il s’agit d’analyser du sang au microscope afin de déterminer la présence ou non des borélies dans les hématies. Ayez à l’esprit que ce sont les complications organiques qui provoquent le plus de soucis. Un chien très jeune, âgé ou affaibli sera plus sujet aux lésions.

Traitement

Pris à temps le traitement est simple et se fait à l’aide d’antibiotiques souvent de l’amoxcilline (8 à 10 jours).

En revanche si l’affection est avancée, il peut être nécessaire de perfuser ou de transfuser pour réhydrater ou pallier le manque de sang. Des injections complémentaires peuvent être également nécessaires suivant les organes touchés.

Si le traitement est pris rapidement les séquelles sont minimes, mais pris avec du retard, des lésions aux poumons, au reins ou au foie peuvent être irréversibles.

Prévention

La meilleure prévention reste d’éviter les foyers de tiques, hautes herbes, buissons, etc. Mais tout propriétaire de chien sait que c’est une tâche impossible.

Les traitements par pipettes ou colliers sont très efficaces et protègent bien les chiens et chats.

1 commentaire

  1. Valérie a dit :

    on le dit jms assez, les tiques c’est super dangereux ! je guette la moindre boule dès le retour de la foret avec mon doudou et j’en trouve parfois quelques unes.
    Par contre, je ne connaissais pas du tout le nom de la maladie qu’elles donnaient, merci des infos, très utiles, comme toujours 😉

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